Peinture acrylique sur toile de jute.
140 x 40,3 cm
Au-delà des ressources picturales, la matérialité du support, le grain de la toile et la construction artisanale du châssis contribuent à la fois à l'évanescence et à la brutalité d'une œuvre qui se donne, sans la moindre ambiguïté, comme artefact interagissant avec le réel. Une subtile extraction, douce et âpre, acte volontaire, d'un pan de la réalité. Le format étroit et vertical s'apparente à la lame d'un couteau, une fenêtre de type "meurtrière", se donnant de lui-même comme une action à part entière, j'ai souhaité en détourner le monolithisme des ressources en y multipliant les directions et les styles picturaux, de manière à égarer le (regard du) spectateur.
Il devient en effet difficile de saisir l'image peinte dans sa totalité sans être happé par tel ou tel de ses détails, dont la densité protéiforme agit en véritable trou noir. Un sectionnement de la surface qui reflète l'obstacle matériel, terrien, auquel se confronte toute communication.
Afin de protégez parfaitement mon travail contre la poussière, la saleté, les UV et afin d’obtenir un scellement durable, souple et non jaunissant, j’applique deux couches de vernis. Il ravive les couleurs, donne un fini mat, satiné ou brillant à l’œuvre tout en faisant ressortir les reliefs et les variantes de tonalité.







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